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Un peu d'histoire |
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Castets se classe parmi les lieux du néolithique landais : des pointes de flèches et instruments de silex y sont trouvés en 1881, des antiquités romaines également. Les Cocosates, peuple aquitain cité par Pline, ont habité Castets, l'ancienne Coequosa. |
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Au Moyen-Age, un château sur la dune "Tuc dous bécouts", la plus haute de ce carrefour de vallées, domine la situation et crée la seigneurie de Castets. Par ailleurs, les quartiers de Sescousse, Youre, Campigné deviennent la seigneurie de Bonnefont. Au XVIIè siècle, les deux fiefs se fondent en un seul domaine celui des seigneurs de Luppé, disparus à la Révolution française. Un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par le bourg. Louis XI, par édit du 19 juin 1464, instaure la poste à chevaux, Castets devient une étape. Le 21 octobre 1583, Henri IV s'arrête au village, le maréchal de Bassompière y couche en 1620. Au XVIII siècle, le village connaît des calamités effroyables : en 1731, une épidémie ravage la population. Les incendies ravagent la région en 1732 et 1738 mais celui de 1755 est terrifiant. Monsieur Tassière, archiviste départemental, écrit rétrospectivement en 1860 : |
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"Le 5 avril, une épaisse fumée apparut du côté de Saint Michel, poussée par un vent violent. Les flammes s'élançaient à la cîme des pins avec une rapidité effrayante ; en un instant tout fut embrasé. Les vagues de feu franchissant les marais de la Palu, attaquèrent tous les pignadars sur une largeur de plusieurs lieues à la fois, de Linxe jusqu'à Taller. Les populations s'enfuyaient devant cette mer de feu qui embrasa bientôt Lesperon et Lévignacq et ne s'arrêta qu'à Onesse où les herbes du cimetière avaient déjà pris feu. Plus de 50 000 hectares étaient consumés. Un grand nombre de maisons avaient disparu, écrasant sous leurs débris enflammés des enfants et des vieillards, étouffant des troupeaux entiers de moutons." |
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Sous la Révolution française, Castets s'appelle Vert-Rameau. Des forges fonctionnent en 1846 près du bourg. Montaut, résinier, y créé en 1885 la célèbre chanson des gemmeurs. Émile Vigne, photographe de grand talent, naît à Castets en 1896. Après avoir été cultivateur résinier, il se consacre à la propagande de la beauté naturelle des Landes par l'image. |
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Castets offre la particularité de posséder un puit ou source artésienne dans des sables mouvants. Au milieu du XXè siècle, le Génie rural le capte pour donner l'eau à la commune. Mais les travaux terminés ne serviront jamais : plus de fontaine ! Un an après, elle ressurgit à quinze mètres de là. Elle y demeure un an, puis disparaît. Pauvre Fontaine Vive, on l'a tellement ennuyé, qu'elle s'est cachée ! |
(Source :Société de Borda) |